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Yvette Allimann Communication technique

J’ai fondé mon entreprise en 2003 et trouvé rapidement une clientèle intéressante qui se trouve toutefois en majorité hors du canton. J’ai par exemple été chargée par une société parisienne de traduire en français des vidéos enregistrées en dialecte suisse allemand.

De nombreuses rencontres et opportunités m’ont permis d’acquérir une vaste culture générale et de bâtir un réseau fort utile à mes activités qui sont la rédaction technique, la terminologie et la traduction. La rédaction technique et la terminologie étant mal connues, je suis sollicitée surtout pour faire des traductions, beaucoup moins pour concevoir et réaliser de la documentation technique et très rarement pour réaliser des œuvres terminologiques.

Au mieux, les documents techniques de mauvaise qualité ou mal traduits nuisent à l’image de marque de celui qui les diffuse. Elles peuvent avoir des conséquences judiciaires dans les cas graves.

 

Qu’est-ce que la rédaction technique ?

 

Cette activité consiste à concevoir et rédiger des documents techniques de tout type (notices diverses, fiches techniques, autres communications portant sur des sujets techniques) pour des supports variés ou multimodaux : papier, médias électroniques et de plus en plus dans un environnement 4.0 en association avec l’intelligence artificielle. La loi exige un mode d’emploi pour chaque équipement technique, de la brosse à dents électrique à la centrale nucléaire en passant par l’électroménager et l’électronique, les véhicules, les installations sanitaires, les équipements médicaux, etc. Tous ces équipements et leurs modes d’emploi respectifs sont soumis à des normes légales et spécifiques quant à leurs contenu, forme et structure. La conception d’un mode d’emploi exige la capacité de communiquer par le texte et l’image, une bonne compréhension de la technique et des outils et environnements informatisés et une bonne connaissance des cultures de destination.

Il vaut la peine de confier sa documentation technique à une personne qualifiée, car des modes d’emploi mal faits, ne répondant pas aux besoins des utilisateurs ou non-conformes aux dispositions légales et normes peuvent valoir de graves ennuis aux fabricants ou revendeurs d’équipements techniques. Un mode d’emploi efficace et bien présenté est un outil de marketing percutant dont il serait faux de sous-estimer la puissance. Il peut de plus soulager les services après-vente.

 

Qu’est-ce que la terminologie ?

 

Le travail du terminologue consiste à élaborer des œuvres terminologiques, à savoir des vocabulaires techniques organisés sous forme de système notionnel monolingue ou multilingue pour des domaines définis comme la mécanique, la pharmacologie, la chaudronnerie, etc., les différents domaines pouvant se chevaucher (exemples : hydraulique et machine-outil, horlogerie et décolletage). II importe d’en assurer la correction technique et linguistique et d’arrêter une dénomination pour un objet en accompagnant chaque terme d’une définition pertinente afin d’assurer une communication claire et efficace. La clarté est cruciale dans notre région frontalière (pinule vs. Centrofix) et pour l’industrie exportatrice. Les œuvres terminologiques de bonne qualité utilisées à bon escient permettent aussi de fluidifier les processus industriels et commerciaux, évitent les méprises et confusions et facilitent la traduction des documents concernés. Un bon corpus terminologique constitue de plus une véritable base de connaissance pour l’entreprise.

 

C’est quoi exactement, la traduction ?

 

La Suisse compte un grand nombre de personnes maîtrisant plus ou moins bien plusieurs langues nationales et étrangères. Mais cela suffit-il pour faire un bon traducteur ?

Traduire un texte n’est pas juste remplacer les mots d’une langue par ceux d’une autre. Il faut maîtriser parfaitement la langue source et la langue cible et savoir se glisser dans la peau de l’auteur originel pour capter le ton et les nuances employés et ensuite les restituer dans la langue d’arrivée sans trahir l’énoncé du texte source. Aussi faut-il avoir une vaste culture générale et bien connaître les domaines spécifiques, car un bon traducteur sait lire entre les lignes d’un jargon technique et ne manquera pas de poser des questions à son client quand cela est nécessaire.

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